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Location Plante
Bureaux végétalisés avec des plantes en location dans un open space

Comment réussir la location de plantes pour vos bureaux ?

30 min de lecture · mis à jour le 24 septembre 2026

La location de plantes pour bureaux permet d’installer un décor végétal vivant, adapté à la lumière et aux usages de vos locaux, sans acheter les plantes ni vous occuper de leur entretien. Un paysagiste d’intérieur étudie vos espaces, propose des espèces et des contenants cohérents avec votre mobilier, livre, installe puis revient régulièrement arroser, nettoyer, tailler et remplacer ce qui faiblit. Pour l’entreprise, c’est une dépense prévisible, sans immobilisation, qui transforme l’accueil, l’open space ou les salles de réunion en lieux plus agréables à vivre. Encore faut-il bien préparer le projet : choisir les bonnes zones, mesurer la lumière réelle, anticiper les contraintes de sécurité et comparer des devis sur des bases claires. Cette page détaille chaque étape, avec des repères de prix indicatifs du marché et des conseils concrets, pour que votre demande auprès des professionnels partenaires de Location Plante aboutisse à une végétalisation durable, bien entretenue et à la hauteur de vos ambitions.

Pourquoi choisir la location de plantes pour vos bureaux ?

Choisir la location de plantes pour bureaux, c’est d’abord répondre à une réalité simple : vos équipes passent une grande partie de leur journée entre quatre murs, sous un éclairage artificiel, devant des écrans. Introduire du végétal vivant dans ce cadre change la perception des lieux dès le premier regard, parce qu’une plante bien placée apporte de la couleur, du volume, du mouvement et une forme de présence que ni un tableau ni une moquette neuve ne procurent. La formule locative ajoute à cet intérêt un avantage pratique décisif : l’entreprise n’a pas à devenir experte en botanique. Le prestataire choisit des espèces adaptées, les installe dans des contenants cohérents avec votre décoration et garantit leur bonne tenue dans le temps grâce à des passages réguliers. Vous payez un loyer mensuel prévisible, vous pouvez faire évoluer la composition quand vos locaux changent et vous évitez le scénario trop fréquent des plantes achetées avec enthousiasme puis abandonnées au fond d’un couloir. Les bénéfices attendus sont réels, mais ils doivent être présentés honnêtement, sans promesses miraculeuses ni chiffres fantaisistes.

500 luxéclairement de référence d’un poste de bureau (NF EN 12464-1)
1984année où Edward O. Wilson popularise la notion de biophilie
1989publication de la NASA Clean Air Study de B. C. Wolverton
6135compte « Locations mobilières » du Plan comptable général

Biophilie et qualité de vie au travail

Le biologiste Edward O. Wilson a popularisé en 1984 la notion de biophilie, cette tendance humaine à rechercher le contact avec le vivant. Les architectes et designers en ont tiré le biophilic design, une manière de concevoir les espaces intérieurs en y réintroduisant la nature : lumière naturelle, matériaux bruts, vues dégagées et, bien sûr, végétaux. Dans une démarche de qualité de vie au travail, les plantes font partie des leviers les plus visibles et les plus faciles à déployer. Elles adoucissent un décor souvent très minéral, créent des repères agréables et donnent le sentiment que l’employeur prend soin de l’environnement quotidien de ses collaborateurs. Il serait malhonnête d’affirmer qu’une rangée de plantes suffit à régler un problème de charge de travail ou de management ; en revanche, dans des locaux où l’on se sent bien, les échanges informels sont plus spontanés et les salariés s’approprient davantage leur lieu de travail. Beaucoup d’entreprises constatent aussi que les plantes deviennent un sujet de conversation, voire une occasion d’impliquer des volontaires dans la vie des espaces communs.

Une plante bien choisie et bien entretenue n’est pas un accessoire : c’est un élément d’architecture intérieure qui vit au même rythme que vos équipes.

Confort acoustique et visuel de l’open space

Dans un open space, le bruit est souvent la première source d’inconfort citée par les salariés. Les végétaux ne remplacent pas un traitement acoustique sérieux (plafonds absorbants, panneaux, cloisons adaptées), mais ils y contribuent modestement : le feuillage diffuse une partie des sons, les bacs remplis de substrat forment des masses qui cassent la propagation directe et, surtout, les jardinières de séparation structurent l’espace en îlots plus intimes. Les cadres de mousse ou de lichen stabilisés, utilisés en murs végétaux, absorbent en outre une part des fréquences aiguës. Sur le plan visuel, les plantes créent des filtres sans fermer la vue : on devine ses voisins sans les avoir en permanence dans son champ de vision, ce qui réduit la sensation d’être observé. Elles aident aussi à reposer les yeux, puisque le regard qui quitte l’écran trouve un point d’accroche coloré à distance moyenne. Pour tirer parti de ces effets, il faut penser la disposition dès la conception, en lien avec le plan d’aménagement, plutôt que de poser quelques pots au hasard après coup.

Open space végétalisé grâce à la location de plantes pour bureaux, avec jardinières entre les postes de travail
Des jardinières plantées entre les îlots structurent l’open space sans fermer la vue.

Image employeur et flex office

Les locaux sont devenus un argument de recrutement et de fidélisation. Quand une partie des équipes travaille à distance plusieurs jours par semaine, le bureau doit donner envie de revenir : il se transforme en lieu de rencontre, de collaboration et de culture d’entreprise. Le végétal participe pleinement à cette image employeur, car il se voit sur les photos de recrutement, lors des visites de candidats et pendant les réunions avec les clients. Il s’accorde aussi très bien avec le flex office, où les postes ne sont plus attribués : faute de photos de famille et d’objets personnels sur les bureaux, les plantes redonnent une identité aux zones de travail et servent de repères pour se retrouver (« l’îlot près du grand ficus »). La location présente ici un intérêt particulier, car les organisations en flex office évoluent vite : on regroupe des équipes, on libère un plateau, on crée un espace de convivialité. Un contrat souple permet de déplacer, retirer ou ajouter des plantes au rythme de ces changements, sans racheter ni stocker quoi que ce soit.

Comment fonctionne une location plantes bureau avec entretien ?

Une location plantes bureau repose presque toujours sur un contrat de prestation globale : le professionnel met à disposition les végétaux et leurs contenants, les installe, puis assure leur suivi pendant toute la durée convenue. C’est ce suivi qui fait la différence avec un simple achat, et il mérite d’être examiné de près lorsque vous comparez les offres ; la page consacrée à l’entretien des plantes de bureau détaille le contenu d’une visite type et les repères tarifaires associés. Concrètement, vous ne possédez pas les plantes : elles restent la propriété du prestataire, qui a donc tout intérêt à ce qu’elles restent belles le plus longtemps possible. Le loyer mensuel intègre l’amortissement des végétaux et des bacs, la main-d’œuvre d’entretien, les déplacements, les fournitures (engrais, traitements biologiques, substrat) et, selon les contrats, le remplacement des sujets qui déclinent. La durée d’engagement, souvent pluriannuelle pour des bureaux, permet au professionnel d’amortir son investissement initial et à l’entreprise de lisser une dépense qui, en achat, serait concentrée sur la première année. Pendant les congés, l’arrosage des plantes du bureau se prépare d’ailleurs à l’avance.

Arrosage Nettoyage des feuilles Taille et soins Contrôle et remplacement Repère courant : un passage toutes les 2 à 4 semaines
Chaque passage du technicien suit un cycle : arroser, dépoussiérer, tailler, contrôler et remplacer si besoin.

Ce que comprend généralement le contrat

Chaque prestataire rédige ses propres conditions, mais on retrouve dans la plupart des contrats de location de plantes pour entreprise un socle commun. L’étude préalable d’abord : visite des locaux ou analyse de photos et de plans, relevé de la lumière disponible, échange sur le style recherché. Viennent ensuite la fourniture des plantes, choisies en fonction de cette étude, et celle des contenants et habillages (bacs, cache-pots, jardinières, parfois mobilier végétalisé), la livraison, la mise en place et l’évacuation des emballages. L’entretien régulier constitue le cœur de la prestation, complété par une garantie de remplacement des plantes qui dépérissent pour une raison normale. Certains professionnels ajoutent des options : décoration saisonnière, fleurissement ponctuel, installation d’un mur végétal, prestations pour un événement interne. Lisez attentivement ce qui relève du forfait et ce qui est facturé en supplément, notamment les déplacements exceptionnels, les changements de configuration demandés en cours de contrat et le remplacement de plantes abîmées par une cause extérieure, comme un choc, un nettoyage agressif ou une coupure de chauffage prolongée.

Étude des lieux

Relevé de la lumière, des accès et des contraintes de chaque zone.

Plantes et contenants

Espèces adaptées et bacs assortis à votre mobilier.

Livraison et pose

Mise en place complète et évacuation des emballages.

Entretien régulier

Arrosage, nettoyage, taille et surveillance sanitaire.

Remplacement

Les plantes qui déclinent en usage normal sont remplacées.

Ajustements

Déplacements et évolutions au fil de vos réaménagements.

La fréquence des passages d’entretien

La fréquence des visites dépend du nombre de plantes, des espèces, du type de contenant et du climat intérieur. Pour des bureaux classiques, les professionnels proposent le plus souvent un passage toutes les deux à quatre semaines, avec des adaptations saisonnières : en été, lorsque la climatisation assèche l’air et que la croissance s’accélère, la consommation d’eau augmente ; en hiver, le chauffage et la baisse de luminosité ralentissent les plantes et réduisent leurs besoins. Les pots à réserve d’eau et l’hydroculture permettent d’espacer les visites, car la plante puise dans une réserve pendant plusieurs semaines. À chaque passage, le technicien vérifie l’humidité du substrat ou le niveau de la réserve, arrose ou remplit, dépoussière les feuilles pour qu’elles captent mieux la lumière, supprime les parties sèches, contrôle la présence éventuelle de parasites, tourne les pots vers la lumière si nécessaire et note les sujets à remplacer. Demandez à être informé des horaires : la plupart des prestataires interviennent pendant les heures ouvrées, discrètement, mais certains sites sensibles préfèrent un créneau matinal ou une présence accompagnée.

Printemps

Reprise de croissance : apport d’engrais, taille de mise en forme et contrôle des jeunes pousses.

Été

Chaleur et climatisation augmentent la consommation d’eau ; les réserves se vident plus vite et la veille parasitaire se renforce.

Automne

La lumière baisse : on éloigne les plantes des futurs points de chauffage et on réduit progressivement les apports.

Hiver

Croissance ralentie et air sec : arrosages espacés, feuilles dépoussiérées, vigilance près des portes et des radiateurs.

Remplacement, garantie et fin de contrat

La garantie de remplacement est l’une des raisons majeures de préférer la location. Une plante vivante peut décliner sans faute de quiconque : courant d’air froid près d’une porte, radiateur trop proche, changement d’aménagement qui la prive de lumière. Dans un contrat bien construit, le prestataire remplace alors le sujet sans surcoût, tant que la cause relève de l’usage normal des locaux. Il est utile de préciser par écrit les exclusions (dégradations volontaires, produits ménagers renversés dans les bacs, arrosage intempestif par les occupants) et le délai de remplacement. Côté engagement, vérifiez la durée minimale du contrat, les modalités de reconduction, le préavis de résiliation et les conditions de reprise des plantes en fin de contrat : qui démonte, à quelle date, et qu’advient-il des contenants fournis. Certaines offres prévoient une option d’achat à terme, intéressante si vous souhaitez conserver un grand sujet auquel les équipes se sont attachées. Pensez enfin à l’assurance : les plantes appartenant au prestataire, demandez qui couvre les dommages en cas de sinistre dans vos locaux, et dans quelles limites.

Quelles zones végétaliser dans le cadre d’une location de plantes pour bureaux ?

Toutes les surfaces n’ont pas le même rôle, et une végétalisation de bureaux réussie ne consiste pas à répartir des pots uniformément. Il est plus efficace de raisonner par zones, en fonction de ce qui s’y passe : accueillir, se concentrer, se réunir, se détendre, circuler. Chaque zone appelle une densité, une taille et un style de plantes différents. L’accueil mérite souvent un sujet spectaculaire, l’open space des séparations basses ou moyennes, les salles de réunion des compositions sobres qui ne gênent pas la vue, la cafétéria une ambiance plus décontractée. Avant de demander un devis, prenez le plan de vos locaux et repérez les endroits où le végétal aurait le plus d’impact : ceux que tout le monde traverse, ceux que voient les visiteurs, ceux qui paraissent froids ou vides. Notez aussi les contraintes : portes coupe-feu, issues de secours, prises au sol, passages de chariots, zones de ménage mécanisé. Ce travail préparatoire permet au paysagiste d’intérieur de proposer une implantation cohérente plutôt qu’une simple liste de plantes, et vous aide à hiérarchiser si le budget impose de commencer par quelques espaces prioritaires.

Façade vitrée Salle de réunion Cafétéria Accueil Open space : jardinières de séparation Couloir
Raisonner par zones : un grand sujet à l’accueil, des jardinières dans l’open space, des touches sobres en salle de réunion et en cafétéria.

L’accueil et les couloirs

L’accueil est la vitrine de l’entreprise : c’est là que se forme la première impression d’un candidat, d’un client ou d’un fournisseur. Un grand sujet d’accueil, comme un Ficus lyrata, un palmier Kentia ou un Strelitzia, placé près de la banque d’accueil ou dans l’axe de l’entrée, suffit souvent à donner le ton. On peut l’accompagner de plantes plus basses sur le comptoir ou dans l’espace d’attente, en veillant à ne pas masquer la signalétique. Attention toutefois aux halls très exposés aux courants d’air : les ouvertures répétées de portes en hiver infligent des chocs thermiques que certaines espèces tropicales supportent mal ; le paysagiste privilégiera alors des plantes plus rustiques ou un emplacement légèrement en retrait. Les couloirs, souvent négligés, gagnent beaucoup à recevoir quelques jardinières étroites ou des plantes sur colonne, à condition de respecter les largeurs de circulation. Ils sont généralement peu lumineux, ce qui oriente vers des espèces tolérantes à l’ombre ou vers un éclairage d’appoint, et ils constituent un excellent terrain pour une signalétique végétale qui guide naturellement les visiteurs vers les salles.

Accueil d’entreprise avec un grand palmier Kentia en bac près de la banque d’accueil, exemple de location de plantes pour bureaux
Un seul grand sujet bien placé suffit souvent à donner le ton d’un hall d’accueil.

L’open space et les salles de réunion

Dans l’open space, les plantes open space ont un rôle fonctionnel autant que décoratif. Les jardinières longues placées entre deux îlots de bureaux créent une séparation douce, tandis que des bacs sur roulettes permettent de reconfigurer un plateau en quelques minutes. La hauteur compte : autour de 1,20 m à 1,40 m, bac compris, la végétation préserve la vue d’ensemble tout en coupant le contact visuel direct des personnes assises ; au-delà, elle isole davantage mais peut assombrir les postes éloignés des fenêtres. Il faut également éviter que les feuillages envahissent les bureaux ou frôlent les écrans. Dans les salles de réunion, la sobriété est de mise : une ou deux plantes moyennes dans les angles, une composition basse sur une console, éventuellement un cadre végétal stabilisé au mur. L’objectif est d’apporter de la vie sans gêner les échanges ni la projection. Pour les salles sans fenêtre, très fréquentes en cœur de bâtiment, le végétal stabilisé ou un éclairage horticole discret sont souvent plus raisonnables que des plantes vivantes vouées à souffrir faute de lumière.

Cafétéria, bureaux de direction et terrasses

La cafétéria et les espaces de pause se prêtent à une ambiance plus libre : plantes retombantes sur étagères, suspensions, aromatiques en pot si la lumière le permet, grands feuillages qui évoquent une terrasse ou un jardin d’hiver. C’est souvent l’endroit où les salariés passent le plus de temps ensemble hors des réunions, donc un lieu où le végétal renforce la convivialité. Les bureaux de direction appellent au contraire une sélection plus architecturale, cohérente avec le mobilier : un sujet unique au port élégant, un bac en matériau noble, parfois une composition assortie à l’espace de réception attenant. Les terrasses, balcons et entrées extérieures prolongent enfin la démarche : oliviers, graminées, lauriers, bambous en bac ou arbustes persistants habillent un toit-terrasse pour les pauses ou les événements internes. En extérieur, la location impose des précautions propres : poids des bacs au regard de la charge admissible de la terrasse, prise au vent, résistance au gel des espèces et des contenants, arrosage automatique ou passages plus fréquents en été. Un paysagiste habitué aux toitures saura dimensionner l’ensemble en conséquence.

Comment la lumière guide-t-elle le choix des plantes pour entreprise ?

La lumière est le facteur qui décide de tout : une plante peut supporter un arrosage imparfait ou une chaleur un peu forte, mais elle ne se nourrit que de la lumière qu’elle reçoit. Or l’œil humain est un très mauvais instrument de mesure, car il s’adapte en permanence ; un bureau qui nous paraît clair peut n’offrir qu’une fraction de la lumière dont un Ficus a besoin. C’est pourquoi le choix des plantes pour entreprise commence par un relevé objectif, réalisé par le prestataire lors de sa visite, zone par zone. Pour vos collaborateurs, la norme européenne NF EN 12464-1 retient un éclairement de l’ordre de 500 lux sur le plan de travail pour les tâches de bureau ; beaucoup de plantes tropicales de mi-ombre se contentent de niveaux comparables, à condition de les recevoir régulièrement et suffisamment longtemps chaque jour. Les espèces de plein soleil, elles, réclament bien davantage et ne s’épanouissent qu’à proximité immédiate d’une baie vitrée. Comprendre ces écarts évite d’installer des plantes vouées à jaunir en quelques mois, puis à être remplacées en boucle aux frais de quelqu’un.

Lumière reçue Distance à la fenêtre Lumière vive Ficus lyrata Lumière moyenne Howea forsteriana (Kentia) Faible lumière Zamioculcas zamiifolia
La lumière chute vite en s’éloignant du vitrage : chaque zone du plateau appelle des espèces différentes.

Mesurer les lux plutôt que deviner

Le lux mesure la quantité de lumière reçue par une surface. Les professionnels utilisent un luxmètre, un petit appareil qui donne une valeur instantanée ; certaines applications pour smartphone en fournissent une estimation grossière, utile pour comparer deux emplacements mais pas pour trancher. Une mesure isolée ne suffit pas : la lumière varie selon l’heure, la saison, la météo et l’état des stores. Un bon relevé se fait donc à plusieurs moments ou tient compte de ces variations, en notant aussi la durée d’éclairement quotidienne. Dans les bureaux, l’éclairage artificiel reste allumé une dizaine d’heures par jour en semaine mais s’éteint le soir et le week-end, ce qui réduit l’apport total. Les repères utilisés par les paysagistes d’intérieur distinguent en général les zones de faible luminosité, adaptées aux plantes les plus tolérantes, les zones de lumière moyenne, qui ouvrent l’essentiel du catalogue tropical, et les zones très lumineuses proches des vitrages. Si vous préparez votre demande seul, prendre des photos de chaque zone vers midi, en indiquant l’orientation des fenêtres, aide déjà beaucoup le prestataire à établir une première proposition réaliste.

Orientation et distance à la fenêtre

L’intensité lumineuse chute très rapidement lorsqu’on s’éloigne d’une fenêtre : à quelques mètres du vitrage, une plante ne reçoit plus qu’une petite partie de la lumière disponible juste derrière la vitre. C’est l’un des pièges les plus courants dans les grands plateaux, où les postes de travail proches des façades bénéficient d’une belle clarté tandis que le cœur du bâtiment reste dans une pénombre relative, masquée par l’éclairage artificiel. L’orientation des fenêtres nuance ce constat. Une façade sud reçoit une lumière abondante mais parfois brûlante en été, ce qui peut marquer les feuilles fragiles collées au vitrage ; une façade nord offre une lumière douce et constante, mais plus faible ; l’est et l’ouest donnent un soleil direct plus rasant le matin ou l’après-midi. Les films solaires, les vitrages teintés et les stores automatiques réduisent encore l’apport, parfois de manière importante. Le paysagiste combine ces paramètres pour attribuer à chaque emplacement une espèce compatible, quitte à déplacer une jardinière de quelques dizaines de centimètres pour la faire profiter d’une meilleure exposition.

Éclairage artificiel et lampes horticoles

Lorsque la lumière naturelle manque, l’éclairage horticole permet de végétaliser des zones qui seraient autrement condamnées : salles de réunion aveugles, couloirs centraux, halls en sous-sol. Les luminaires modernes à LED proposent un spectre adapté à la croissance des plantes tout en restant agréable à l’œil, avec une lumière blanche plutôt que les teintes violettes des serres de production. Ils se présentent sous forme de spots orientables, de suspensions design ou de rampes intégrées à des étagères et à des murs végétaux. Leur efficacité dépend de la distance à la plante et de la durée d’allumage, qu’un simple programmateur règle sur une dizaine d’heures par jour. Ce type d’équipement a un coût d’achat ou de location et une consommation électrique, certes modeste avec la technologie LED, qu’il faut intégrer au projet. Il n’est pas toujours indispensable : dans bien des cas, déplacer une plante vers une zone plus claire, choisir une espèce plus tolérante ou recourir ponctuellement à du végétal stabilisé suffit. Mais pour un mur végétal vivant en intérieur, un éclairage dédié est presque toujours nécessaire.

Quelles espèces choisir pour la végétalisation de bureaux ?

Une fois la lumière connue, le choix des espèces devient beaucoup plus simple. Les paysagistes d’intérieur travaillent avec une palette éprouvée de plantes tropicales et subtropicales, sélectionnées pour leur tolérance aux conditions de bureau : air sec en hiver, température stable autour de 20 °C, lumière modérée, arrosage régulier mais sans excès. Au sein de cette palette, la sélection se fait ensuite selon la taille disponible, le style souhaité (tropical luxuriant, épuré, graphique, méditerranéen), la couleur du feuillage et les contraintes particulières du site. Si vos locaux souffrent d’un manque de clarté, notre article sur les plantes pour bureau peu lumineux passe en revue les espèces les plus tolérantes et les erreurs à éviter. Retenez surtout qu’une bonne composition associe plusieurs hauteurs et plusieurs textures : de grands sujets pour structurer, des plantes moyennes pour remplir, des retombantes pour adoucir les lignes. Le professionnel vous proposera généralement une sélection resserrée d’espèces, plus facile à entretenir et plus cohérente visuellement qu’un inventaire hétéroclite de plantes toutes différentes installées au gré des envies.

Zamioculcas Zamioculcas zamiifolia

LumièreArrosage

Ses rhizomes stockent l’eau et lui permettent de traverser les périodes d’oubli. Idéal pour les couloirs et les zones éloignées des fenêtres.

Sansevieria Dracaena trifasciata

LumièreArrosage

Feuilles dressées très graphiques, parfaites en jardinière de séparation. Elle redoute surtout l’excès d’eau.

Pothos Epipremnum aureum

LumièreArrosage

Plante retombante très adaptable, parfaite sur étagère ou en suspension. Ses tiges se taillent facilement pour garder une forme nette.

Kentia Howea forsteriana

LumièreArrosage

Palmier élégant et durable, classique des halls et des bureaux de direction. Il se contente d’une lumière moyenne.

Monstera Monstera deliciosa

LumièreArrosage

Grandes feuilles découpées au fort caractère tropical. Elle prend vite du volume et demande de l’espace autour d’elle.

Figuier lyre Ficus lyrata

LumièreArrosage

Silhouette contemporaine très recherchée, à réserver aux emplacements lumineux. Il supporte mal d’être déplacé.

Les valeurs sûres pour la mi-ombre

Quelques espèces reviennent dans presque tous les projets de bureaux parce qu’elles pardonnent beaucoup. Le Zamioculcas, aux feuilles vernissées vert sombre, supporte une lumière faible et des arrosages espacés grâce à ses rhizomes qui stockent l’eau. La Sansevieria, aujourd’hui rattachée par les botanistes au genre Dracaena, dresse ses feuilles graphiques dans les coins les plus austères. L’Aspidistra, surnommée plante de fer, tolère l’ombre et les variations de température. Le Pothos (Epipremnum aureum) et le Philodendron grimpant s’adaptent à des niveaux de lumière moyens et offrent un feuillage généreux. Les Aglaonema, aux feuilles panachées, apportent de la couleur sans exiger une exposition très lumineuse. Ces plantes robustes de mi-ombre ne sont pas pour autant indestructibles : leur principal ennemi reste l’excès d’eau, qui fait pourrir les racines bien plus vite qu’un oubli d’arrosage ne les dessèche. C’est une raison de plus pour confier l’arrosage à un professionnel et pour demander aux équipes de s’abstenir, même lorsque la plante semble avoir soif ; le technicien sait lire les signes réels de manque ou d’excès et ajuste ses apports en conséquence.

Les grands sujets qui structurent l’espace

Les grandes plantes d’intérieur, de 1,50 m à plus de 3 m, sont celles qui transforment le plus un lieu. Le palmier Kentia (Howea forsteriana) est un classique des halls et des bureaux de direction : élégant, tolérant à une lumière moyenne, il vit longtemps en intérieur. Le Ficus lyrata, aux grandes feuilles en forme de violon, séduit par son allure contemporaine mais réclame une bonne lumière et une grande stabilité : il supporte mal d’être déplacé. Le Ficus benjamina, plus ancien dans les bureaux, perd facilement ses feuilles au moindre changement. Le Monstera, le Strelitzia, le Yucca, le Dracaena ou le Schefflera arboricola complètent la gamme selon le style recherché. Ces grands sujets représentent un investissement important pour le prestataire, et donc une part notable du loyer ; ils sont aussi plus longs à remplacer, car les plantes de grande taille demandent des années de culture en pépinière. Mieux vaut en installer peu, bien placés, qu’un grand nombre dispersés sans cohérence. Un seul arbre d’intérieur dans un hall lumineux produit souvent plus d’effet qu’une dizaine de plantes moyennes alignées le long d’un mur.

Grand Ficus lyrata en bac design près d’une baie vitrée dans un bureau de direction, location de plantes pour entreprise
Les grands sujets comme le Ficus lyrata se placent près des vitrages, là où la lumière est la plus généreuse.

Plantes retombantes, suspensions et compositions

Pour habiller les étagères, le haut des armoires basses, les cloisons vitrées ou les plafonds, les plantes retombantes sont précieuses. Le Pothos, le Philodendron scandens, le Ceropegia ou le Rhipsalis forment des cascades de feuillage qui adoucissent les angles et apportent du volume sans occuper de surface au sol, ce qui est un avantage réel dans des plateaux où chaque mètre carré compte. Les suspensions demandent cependant une réflexion sur l’accès : il faut que le technicien puisse arroser et contrôler la plante sans escabeau acrobatique, d’où l’intérêt des systèmes à poulie ou des réserves d’eau intégrées. Les compositions, enfin, associent plusieurs plantes dans un même contenant : une grande en arrière-plan, des moyennes au centre, une couvre-sol ou une retombante en bordure. Elles offrent un rendu plus luxuriant qu’un sujet isolé et conviennent bien aux jardinières de séparation ou aux grands bacs de hall. Le prestataire veille alors à associer des espèces aux besoins proches en lumière et en eau, faute de quoi l’une d’elles finira par dominer ou dépérir au détriment de l’ensemble de la composition.

Comment intégrer les plantes open space au mobilier ?

Le contenant compte autant que la plante dans la réussite d’un projet de location de plantes pour bureaux. C’est lui qui assure l’intégration dans le décor, la stabilité, la protection des sols et, de plus en plus souvent, la gestion de l’eau. Les professionnels proposent des gammes variées : bacs en fibre de verre ou en composite légers, céramiques émaillées, métal laqué, bois, béton allégé, tissus techniques pour les ambiances plus douces. Les couleurs se choisissent en fonction de votre charte graphique ou de votre mobilier, et beaucoup de prestataires peuvent habiller un bac standard d’une finition sur mesure. Au-delà de l’esthétique, un bon contenant doit être étanche pour protéger moquettes et parquets, suffisamment lourd ou large pour ne pas basculer, et adapté au volume racinaire de la plante. Dans une démarche d’aménagement global, le végétal peut même devenir un élément du mobilier : banquettes intégrant une jardinière, étagères de séparation plantées, caissons de rangement surmontés de bacs. Plus cette intégration est pensée tôt, avec l’architecte ou le space planner, plus le résultat paraît naturel et durable.

Feuillage Indicateur de niveau Substrat drainant Billes d’argile Réserve d’eau Remplissage Les mèches font remonter l’eau vers les racines par capillarité
Une jardinière à réserve d’eau espace les arrosages et protège vos sols : le flotteur indique au technicien quand remplir.

Jardinières de séparation et bacs sur roulettes

Les jardinières de séparation sont la réponse la plus courante aux besoins de l’open space. Longues et étroites, elles se glissent entre deux rangées de bureaux ou le long d’une allée de circulation et remplacent avantageusement une cloison opaque. On les plante de végétaux dressés et denses, comme les Sansevieria, les Dracaena ou certaines graminées d’intérieur, qui forment un écran régulier sans déborder sur les postes voisins. Les modèles montés sur roulettes, avec freins, permettent de réorganiser un plateau pour un séminaire interne ou une réunion plénière, puis de revenir à la configuration habituelle. Certaines jardinières intègrent un panneau acoustique, un tableau blanc ou un rangement, ce qui renforce leur utilité au quotidien. Pour les postes de travail eux-mêmes, de petites plantes en pot autonome peuvent être proposées, mais elles multiplient les points d’entretien et se retrouvent souvent déplacées ou encombrées ; beaucoup de prestataires préfèrent concentrer le végétal dans des éléments communs, plus faciles à suivre, plutôt que de disséminer des dizaines de petits pots sur les bureaux individuels, où ils gênent vite le travail.

Cloisons végétales et moss wall

Pour aller plus loin, les cloisons végétales et les murs plantés font entrer la nature à la verticale. Un mur végétal vivant, composé de plantes installées dans des poches ou des modules irrigués, produit un effet spectaculaire dans un hall ou derrière un comptoir d’accueil ; il suppose cependant une alimentation en eau, souvent un éclairage dédié et un entretien rigoureux. Le moss wall, ou mur de mousse stabilisée, est une alternative très répandue : la mousse ou le lichen, traités pour conserver leur aspect sans arrosage ni lumière, forment des tableaux ou des panneaux qui s’installent dans les pièces aveugles et contribuent au confort acoustique par leur texture absorbante. Le végétal stabilisé n’est toutefois plus vivant : il ne pousse pas, n’absorbe pas de CO₂ et craint aussi bien l’humidité excessive que le contact répété des mains. Il convient aux zones impossibles à végétaliser autrement, mais ne remplace pas la présence de plantes vivantes là où la lumière le permet. Les cloisons mixtes, alliant structure bois, bacs plantés et panneaux stabilisés, offrent un bon compromis pour séparer des espaces tout en maîtrisant l’entretien.

Le bon contenant fait disparaître la contrainte technique : on ne voit plus un pot posé au sol, mais un élément du mobilier qui respire.

Réserves d’eau, hydroculture et finitions

La gestion de l’eau est un sujet très concret au bureau : une fuite sur un parquet ou une moquette coûte cher, et un arrosage irrégulier fait souffrir les plantes. Les pots à réserve d’eau, souvent appelés pots autoarrosants, comportent un double fond où l’eau est stockée et remonte vers les racines par capillarité, grâce à des mèches ou à un substrat drainant. Un indicateur à flotteur montre le niveau restant et permet au technicien de remplir juste ce qu’il faut. L’hydroculture va plus loin : la plante pousse dans un substrat minéral inerte, généralement des billes d’argile expansée, avec une solution nutritive dosée. Ce système réduit les risques de moucherons liés au terreau humide, espace les visites et convient bien aux environnements où l’hygiène compte. Les finitions de surface complètent l’ensemble : paillage minéral, écorces, mousse ou galets masquent le substrat, limitent l’évaporation et découragent les dépôts de gobelets ou de mégots. Ces détails paraissent secondaires, mais ce sont eux qui donnent aux bacs un aspect soigné dans la durée et qui facilitent le travail des équipes de ménage autour des plantes.

Quel budget prévoir pour une location de plantes pour bureaux ?

Le budget d’une location de plantes pour bureaux se présente presque toujours sous la forme d’un loyer mensuel hors taxes, calculé pour l’ensemble de l’installation et incluant l’entretien. Il est impossible de donner un prix unique, car chaque projet combine des plantes, des contenants et une fréquence de passage différents, dans des locaux plus ou moins faciles d’accès. Les chiffres présentés ici sont donc des ordres de grandeur indicatifs du marché, volontairement larges, à confirmer systématiquement par devis. Ils permettent de vérifier qu’une proposition se situe dans une zone raisonnable et de dimensionner le projet avant de lancer une demande. Côté comptable, la location de plantes relève en principe des charges de location, souvent enregistrées au compte 6135 « Locations mobilières » du Plan comptable général, et non d’une immobilisation ; les modalités exactes de déduction et de récupération de la TVA dépendent toutefois de votre situation, et votre expert-comptable reste le bon interlocuteur. Retenez surtout qu’un loyer très bas cache parfois des passages trop espacés ou des exclusions nombreuses : comparez les prestations avant de comparer les montants.

Les facteurs qui font varier le prix

Plusieurs paramètres pèsent sur le montant final. La taille des plantes arrive en tête : un grand sujet de plus de deux mètres a demandé des années de culture et coûte bien plus cher qu’une plante de bureau de 60 cm. L’espèce joue aussi, certaines étant plus rares ou plus délicates à produire. Le contenant représente une part significative, surtout pour les bacs de design, les jardinières sur mesure et les pots à réserve d’eau. La fréquence des passages découle du nombre de plantes et de leurs besoins ; plus elle est élevée, plus la main-d’œuvre pèse. L’accessibilité du site intervient également : étage sans ascenseur, stationnement difficile en centre-ville, contrôle d’accès contraignant ou horaires d’intervention imposés allongent le temps de chaque visite. La zone géographique influence les frais de déplacement, même si un réseau de professionnels répartis sur le territoire permet de trouver un prestataire proche. Enfin, la durée d’engagement modifie l’équation : un contrat long permet d’amortir la plante sur davantage de mois, donc souvent de réduire le loyer mensuel, alors qu’une location de quelques mois supporte l’intégralité des frais d’installation.

Location avec entretien

  • Aucun investissement initial, loyer mensuel prévisible
  • Entretien, soins et remplacement inclus
  • Composition évolutive au fil des réaménagements
  • Dépense traitée en charge de location (à valider avec votre expert-comptable)

Achat et entretien en interne

  • Investissement concentré la première année
  • Arrosage et soins à organiser par vos équipes
  • Plantes dépérissantes à racheter à vos frais
  • Pertinent pour quelques plantes robustes et une équipe motivée

Des ordres de grandeur indicatifs

À titre purement indicatif, les prix constatés sur le marché français pour une location avec entretien s’échelonnent grossièrement de quelques euros à plus d’une centaine d’euros hors taxes par plante et par mois, selon la taille. Une petite plante posée sur un meuble se situe dans le bas de cette fourchette, une plante moyenne au sol dans un bac standard au milieu, un grand sujet de hall ou une jardinière de séparation plantée dans le haut. Un mur végétal vivant ou une installation sur mesure relève d’une étude spécifique, avec souvent des frais de mise en place séparés. Pour un plateau de bureaux de taille moyenne équipé d’une vingtaine de plantes de différentes tailles, le loyer total se compte ainsi en centaines d’euros par mois, rarement en dizaines. Ces repères varient fortement selon les régions, les prestataires et la qualité des végétaux proposés : ils ne constituent en aucun cas un tarif de Location Plante, qui n’est pas loueur, mais une aide à la lecture des devis que vous recevrez des professionnels du réseau. Demandez toujours le détail par plante et par prestation pour pouvoir comparer.

Type d’installationRepère indicatif HT par mois, entretien inclus (à confirmer par devis)
Petite plante sur meuble (moins de 60 cm)environ 8 à 25 € par plante
Plante moyenne au sol (80 cm à 1,50 m)environ 20 à 50 € par plante
Grand sujet (plus de 1,50 m)environ 40 à 120 € par plante
Jardinière de séparation plantéeenviron 50 à 150 € par jardinière
Mur végétal vivant ou cadre stabilisésur étude, selon la surface et l’équipement

Le déroulé d’un projet, de la demande à l’installation

Un projet de végétalisation de bureaux suit généralement un enchaînement bien rodé. Tout commence par votre demande de devis, dans laquelle vous décrivez vos locaux, leur surface approximative, les zones à végétaliser, l’ambiance recherchée et, si possible, quelques photos. Location Plante transmet cette demande à des professionnels partenaires intervenant dans votre secteur, qui vous contactent directement. Le prestataire retenu organise ensuite une visite, ou travaille à partir de plans et de photos pour les petits projets, afin de relever la lumière, les accès et les contraintes. Il remet une proposition détaillée, souvent illustrée de visuels ou d’une implantation sur plan, avec le choix des plantes, des contenants et la fréquence d’entretien. Après validation et signature, la livraison et l’installation sont planifiées, fréquemment en dehors des heures de pointe pour limiter la gêne. Les passages d’entretien démarrent ensuite selon le calendrier convenu, avec un compte rendu et des ajustements au fil des saisons. Comptez généralement quelques semaines entre la première demande et l’installation, davantage si des contenants sur mesure doivent être fabriqués.

  1. Demande de devisVous décrivez vos locaux, vos zones prioritaires et l’ambiance souhaitée, photos à l’appui.
  2. Mise en relationLocation Plante transmet votre demande à des professionnels partenaires proches de chez vous.
  3. Visite et relevésLe prestataire mesure la lumière, repère les accès et les contraintes de sécurité.
  4. Proposition détailléeChoix des plantes, des contenants, implantation sur plan et fréquence d’entretien.
  5. InstallationLivraison et mise en place, souvent en dehors des heures de forte activité.
  6. Suivi dans la duréePassages réguliers, comptes rendus, remplacements et ajustements saisonniers.

Quelles contraintes et quels atouts RSE pour les plantes en entreprise ?

Installer des plantes dans des bureaux n’est pas qu’une question d’esthétique : le végétal s’inscrit dans un lieu de travail soumis à des règles de sécurité, d’accessibilité et de santé, et il accueille parfois du public. Un prestataire sérieux intègre ces paramètres dès l’étude, mais il est utile que l’entreprise les ait en tête pour valider une proposition en connaissance de cause. Les points de vigilance concernent principalement les circulations et issues de secours, la stabilité des bacs, la réaction au feu des éléments décoratifs dans les établissements recevant du public, les allergies et la toxicité de certaines espèces pour les enfants ou les animaux accueillis sur place. À l’inverse, le végétal apporte des arguments concrets à la politique de responsabilité sociétale de l’entreprise, à condition de les présenter sans exagération. La location, par sa logique de réemploi et de maintenance, se prête bien à une démarche responsable, pour peu que le prestataire en ait lui-même une : origine des plantes, recours à la lutte biologique contre les parasites, recyclage des contenants et des substrats. Ces sujets méritent d’être abordés franchement lors de la comparaison des devis.

Sécurité, ERP et accessibilité

Les plantes ne doivent jamais encombrer les issues de secours, masquer un extincteur, un déclencheur d’alarme ou un plan d’évacuation, ni réduire la largeur des dégagements. Dans les établissements recevant du public, la réglementation incendie encadre en outre les matériaux de décoration : les éléments ajoutés, notamment certains végétaux artificiels ou stabilisés et leurs supports, peuvent devoir justifier d’un classement de réaction au feu adapté, à vérifier avec le prestataire et, en cas de doute, avec votre chargé de sécurité ou votre bureau de contrôle. L’accessibilité des personnes à mobilité réduite impose de conserver des cheminements dégagés ; pour un ERP neuf, les textes retiennent une largeur de référence de l’ordre de 1,40 m pour un cheminement accessible, et les obstacles doivent être détectables, ce qui exclut par exemple une suspension basse au-dessus d’un passage. La stabilité compte aussi : un grand bac doit résister à un choc de chariot ou à une personne qui s’y appuie, et les jardinières sur roulettes doivent être freinées. Enfin, la charge au sol des grands contenants remplis d’eau et de substrat se vérifie sur les mezzanines, planchers techniques et terrasses.

Allergies et plantes non toxiques

Les plantes vertes d’intérieur fleurissent peu et produisent donc rarement des pollens en quantité significative, mais quelques précautions restent utiles. Le Ficus benjamina est connu pour pouvoir provoquer des réactions allergiques chez certaines personnes sensibles, notamment en lien avec son latex ; dans des bureaux où des collaborateurs sont allergiques, mieux vaut l’éviter. Un substrat maintenu trop humide peut favoriser des moisissures, d’où l’intérêt des paillages minéraux et de l’hydroculture. La toxicité des plantes devient un critère important lorsque des enfants, des patients ou des animaux fréquentent les lieux : crèches d’entreprise, cabinets médicaux, espaces ouverts au public, bureaux où les chiens sont acceptés. Plusieurs espèces courantes contiennent des substances irritantes en cas d’ingestion ou de contact avec la sève, comme le Dieffenbachia, les Euphorbes, le Spathiphyllum ou le Zamioculcas. D’autres sont réputées sans danger, comme le Chlorophytum, le palmier Areca, le Kentia, les Calathea ou les Peperomia. Signalez ces contraintes dans votre demande : le prestataire adaptera sa sélection et pourra vous remettre la liste des espèces installées avec leurs caractéristiques.

Une démarche RSE cohérente

Dans un rapport ou une politique de responsabilité sociétale, les plantes sont souvent présentées comme un geste environnemental. Il faut rester mesuré : l’étude de la NASA conduite par B. C. Wolverton en 1989 a montré que certaines plantes absorbaient des polluants en chambre close, mais la méta-analyse de Cummings et Waring, publiée en 2019 dans le Journal of Exposure Science & Environmental Epidemiology, conclut qu’il faudrait un nombre de plantes irréaliste pour égaler l’effet de la ventilation d’un bâtiment. Le vrai bénéfice se situe ailleurs : dans le bien-être des occupants, dans l’image d’une entreprise attentive à son cadre de vie et dans la logique d’économie de la fonctionnalité propre à la location, où l’on paie un service plutôt qu’on n’accumule des biens. Les plantes y sont entretenues, réemployées d’un site à l’autre, remplacées seulement lorsque c’est nécessaire. Pour renforcer cette cohérence, interrogez les prestataires sur l’origine de leurs végétaux, leur recours à la protection biologique contre les parasites, la réutilisation des bacs, la gestion des déchets verts et l’optimisation de leurs tournées. Leurs réponses vous donneront des éléments concrets et vérifiables à valoriser auprès de vos équipes.